Diagnostic de l’allergie alimentaire

Diagnostic de l’allergie alimentaire

Les allergies alimentaires peuvent être très gênantes, voire dangereuses, si elles ne sont pas traitées correctement : réactions cutanées (de la peau), asthmes, chocs anaphylactiques pour les cas les plus graves…

Diagnostiquer la cause de l’allergie alimentaire est donc une nécessité pour maintenir le patient dans un état de confort permanent.

Le diagnostic, en général

symptômes de l'allergie alimentaire - Valpiform

Le diagnostic repose sur des éléments à la fois cliniques mais également biologiques :

  • cliniques : interrogatoire minutieux, enquête alimentaire, réalisation de tests cutanés,
  • biologiques : tests sanguins (dosage des IgE ou d’autres marqueurs).

Ce dernier n'est pas toujours facile et peut s'avérer long, compliqué. Il peut emprunter des chemins tortueux. La patience et la persévérance sont donc de rigueur.

Son efficacité dépend cependant des tests effectués et de leur ordre d’utilisation. L’arbre de décision renseigne sur l’organisation de ces tests.

Arbre de décision du diagnostic d’une allergie alimentaire

VPN = Valeur Prédictive Négative

VPP = Valeur prédictive positive

TPO = Test de provocation oral

(d’après D.A . MONERET-VAUTRIN, G.KANNY, M.MORISSET, « Les allergies alimentaires de l’enfant et de l’adulte » , Editions MASSON)

Les outils de diagnostic, en détail

L’interrogatoire

Nécessitant une vingtaine de minutes ou plus, il cherche à révéler le rapport du sujet avec les données suivantes :

  • les antécédents d’atopie familiale (prédisposition génétique),
  • le rythme de manifestations évocatrices d’allergies alimentaires (post-prandial),
  • l’association de symptômes,
  • la pollinose existante (allergie aux pollens),
  • l’allergie au latex,
  • les manifestations à l’effort,
  • l’asthme sans sensibilisation aux pneumallergènes (allergènes respiratoires),
  • les particularités alimentaires du sujet,
  • les dégoûts alimentaires du sujet,
  • l’exposition cutanée ou respiratoire à des aliments (maraîchers…).

L’enquête alimentaire

Si l’interrogatoire met en évidence un risque d’allergie alimentaire, il est alors complété par une enquête alimentaire. A l’aide d’un journal alimentaire hebdomadaire, le patient va noter les aliments qu’il consomme, en faisant particulièrement attention aux allergènes suspectés. L’enquête guide le choix de tests ultérieurs.

Le prick-test

Les prick-tests sont des piqûres épidermiques (indolores) qui introduisent l’allergène dans l’épiderme (couche superficielle de la peau). Après une vingtaine de minutes, en cas d’allergie, certaines piqûres présentent une inflammation. Le risque de réaction généralisée est infime (concerne que les nourrissons de moins de 6 mois).

Dans la pratique, un test témoin négatif est effectué au sérum salin tout comme un test témoin positif à la codéine (réaction obligatoire). Le test à l’allergène est positif si l’œdème équivaut au moins à celui du test témoin à la codéine. Si ces derniers sont négatifs, des patch-tests de confirmation peuvent être conduits. S’ils sont positifs, les tests biologiques sont menés.

Le patch-test

Contrairement aux prick-tests, les patch-tests mettent en évidence une sensibilisation de type retardée. En effet, les allergies alimentaires ne sont pas le fruit uniquement des IgE mais peuvent également résultées d’une activation lymphocytaire T (mécanisme de défense du corps).

Ces tests consistent à plaquer des substances sur le dos et à vérifier (en général au bout de 48h) si des réactions locales existent. La lecture des résultats est complexe et est de la compétence du médecin qui les pratique.

Les tests biologiques

Véritables tests de dépistage ou utilisés si les prick-test sont douteux, ils peuvent être :

  • biologiques d’identification unitaire d’IgE spécifiques (preuve de sensibilisation),
  • de provocation labiale et orale (preuve de l’allergie).

Ces tests doivent être faits en hôpital.

Suite aux tests biologiques, l’allergène mis en cause sera caractérisé.

Le régime d’éviction : outil de diagnostic et traitement

Un régime d’éviction primaire permet de visualiser la disparition des signes. Le régime d’éviction total est le seul moyen à l’heure actuelle de traiter l’allergie.

 

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